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Histoires du forumSecrets de familleFiction11 min de lecturePartie 2 sur 3

Il m’a humilié devant tout le lycée… puis un motard est apparu et a tout changé — Partie 2 sur 3

Par WixForum KitchenPubliée le

Une moto, un secret, et un nom qui change tout

Les jours qui ont suivi ont été étranges. Colin ne me regardait plus, mais je sentais sa colère couver, prête à exploser. Le motard, lui, hantait mes pensées : pourquoi m’avait-il appelé par mon prénom ? Pourquoi était-il intervenu avec une telle autorité ? J’ai interrogé mes amis, mais personne ne le connaissait. La seule chose que j’avais, c’était une photo de ma mère dans une flaque, et une angoisse qui grandissait.

Le vendredi suivant, alors que je rentrais chez moi, la moto chromée était garée devant mon immeuble. L’homme était appuyé contre le mur, les bras croisés, un air grave sur le visage. Quand il m’a vu, il a fait un pas vers moi, et j’ai senti mon cœur s’emballer. « Il faut qu’on parle, Ian. » a-t-il dit, sans préambule. Je me suis arrêté, mon sac serré contre ma poitrine, prêt à fuir.

« Qui êtes-vous ? » ai-je demandé, et il a souri, un sourire triste qui ne touchait pas ses yeux. « Je m’appelle Gaëtan. Et je suis ton oncle. » a-t-il lâché. J’ai cru à une mauvaise blague, à une arnaque, à n’importe quoi. Ma mère ne m’avait jamais parlé d’un frère, et encore moins d’un oncle qui roulait en moto. J’ai secoué la tête, refusant de comprendre.

Il a sorti une photo de sa poche, une photo jaunie, cornée, où l’on voyait une jeune femme souriante aux cheveux bouclés, et un jeune homme barbu. « Ta mère, Marie, et moi. On a grandi ensemble, dans le même orphelinat. » a-t-il expliqué. « Elle t’a adopté quand tu avais trois ans, mais elle ne t’a jamais dit la vérité sur ton père. »

Ma tête tournait. Mon père ? Je n’avais jamais connu mon père, et ma mère refusait d’en parler. « Ta mère est morte il y a deux ans, et je t’ai cherché partout. » a-t-il continué. « J’ai fini par te trouver, au lycée Jean-Renoir. Et quand j’ai vu ce petit con te harceler, j’ai compris que je ne pouvais plus attendre. »

Une colère sourde a monté en moi, contre lui, contre ma mère, contre ce mensonge qui m’avait privé d’une famille. « Pourquoi elle ne m’a rien dit ? » ai-je crié. Gaëtan a baissé les yeux, puis il a posé sa main sur mon épaule. « Parce que ton père était un homme dangereux, Ian. Et elle voulait te protéger. »

Il m’a raconté une histoire que j’avais du mal à avaler : mon père biologique était un trafiquant de voitures volées, impliqué dans des histoires de violence et de chantage. Il avait fait de la prison, et ma mère avait fui pour me mettre à l’abri. « Il est sorti de prison il y a six mois. » a dit Gaëtan, sa voix devenue grave. « Et il te cherche. Il veut te rencontrer. »

J’ai senti mes jambes se dérober. Je me suis assis sur le trottoir, la tête dans les mains. Ce n’était pas possible. Ce n’était pas ma vie. « Pourquoi tu me dis ça maintenant ? » ai-je murmuré. Gaëtan s’est accroupi devant moi, ses yeux bleus plantés dans les miens. « Parce qu’il est en ville. Et parce que Colin, le garçon qui t’a humilié, travaille pour lui. »

Les pièces du puzzle se sont assemblées d’un coup : la haine gratuite de Colin, la façon dont il semblait me viser personnellement, ses amis qui traînaient près du lycée. « Il te surveillait, Ian. » a-t-il dit. « Ton père voulait te faire peur, pour que tu viennes à lui. Mais je ne laisserai pas ça arriver. »

À ce moment-là, mon téléphone a vibré. Un message d’un numéro inconnu : « Ian, je sais que tu sais. Rendez-vous demain, au parc de la Tête d’Or, à midi. Si tu ne viens pas, je viendrai te chercher. » J’ai montré le message à Gaëtan, et son visage s’est durci. « Il ne perd pas de temps. » a-t-il dit. « Mais on va lui préparer une surprise. »

Le lendemain, au parc, j’étais accompagné de Gaëtan, qui se tenait à l’écart, prêt à intervenir. Mon père était là, adossé à un arbre, un homme aux cheveux gris, au visage marqué par les années. Il m’a regardé approcher, et j’ai vu une lueur dans ses yeux, quelque chose qui ressemblait à de l’inquiétude. « Ian. » a-t-il dit, et sa voix était plus douce que je ne l’imaginais. « Je sais que je t’ai fait du mal, mais je veux réparer mes erreurs. »

J’avais préparé un discours, mais les mots se sont envolés. « Pourquoi maintenant ? » ai-je demandé, et il a soupiré. « Parce que je vais mourir, Ian. J’ai un cancer, il me reste quelques mois, et je veux te connaître avant de partir. » a-t-il avoué. J’ai regardé Gaëtan, qui a haussé les épaules, comme pour dire que c’était la vérité. Mon monde venait de basculer une seconde fois.

Mais alors que je tentais d’absorber cette révélation, Colin est apparu derrière un buisson, un sourire mauvais sur les lèvres. « Alors, on fait la paix avec son papa ? » a-t-il ricané. Mon père a froncé les sourcils, et j’ai vu une colère ancienne monter en lui. « Colin, je t’ai demandé de laisser Ian tranquille. » a-t-il grondé. Colin a ri, un rire nerveux. « Vous croyez que vous pouvez me commander ? Vous êtes un vieux malade, et je n’ai pas peur de vous. »

Gaëtan a fait un pas en avant, mais c’est mon père qui a réagi le premier. Il a attrapé Colin par le col de sa veste de sport, avec une force surprenante pour un homme malade. « Si tu touches encore à Ian, je te jure que tu le regretteras. » a-t-il sifflé. Colin a blêmi, s’est dégagé, et a disparu dans les allées du parc, sans demander son reste. Mon père a lâché un souffle, puis il s’est tourné vers moi, épuisé.

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