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Histoires du forumVengeanceFiction7 min de lecturePartie 1 sur 3

Mon ex-mari voulait m’humilier en achetant ma villa : ma signature a tout brisé

Pensant acheter la maison de ses rêves pour impressionner sa nouvelle épouse, Julien ignorait que la patronne de l’agence n’était autre que son ex-femme. Et elle avait un coup d’avance magistral.

Par WixForum KitchenPubliée le

Scène de l’histoire « Mon ex-mari voulait m’humilier en achetant ma villa : ma signature a tout brisé »

L’ombre d’un passé que l’on croyait effacé pour toujours

Le soleil de fin de matinée inondait les baies vitrées de mon cabinet immobilier niché sur les hauteurs d’Aix-en-Provence. Tout était calme, feutré, à l’image du luxe discret que mes clients fortunés venaient chercher. Mon adjointe, Sophie, est entrée à pas feutrés pour déposer un dossier épais sur mon bureau en noyer. « Monsieur Delorme et son épouse viennent d’arriver pour la signature du Mas des Oliviers », m’a-t-elle glissé avec un demi-sourire complice. Ce qu’elle ignorait encore, c’était que ce nom de famille avait résonné dans mon cœur pendant dix longues années avant de devenir le symbole de ma plus cruelle trahison.

Cinq ans plus tôt, Julien Delorme m’avait répudiée comme un meuble passé de mode. Il m’avait abandonnée alors que nous traversions une passe difficile, prétextant que j’étais une entrave à ses ambitions démesurées. Il avait rapidement retrouvé réconfort auprès d’Audrey, une jeune femme issue d’une famille d’industriels lyonnais, convaincu qu’elle lui apporterait le rang social qu’il convoitait tant. De mon côté, j’avais ravalé mes larmes, refusé de sombrer dans l’apitoiement, et j’avais fondé cette agence pierre par pierre. Aujourd’hui, j’en étais la seule propriétaire, et Julien l’ignorait totalement.

Ajustant la veste de mon tailleur crème, j’ai pris une profonde inspiration devant la porte vitrée du salon d’honneur. À travers le verre dépoli, j’apercevais la silhouette altière de Julien, debout près de la table de conférence, ajustant sa montre de prix avec une prétention sans bornes. Audrey était assise à côté de lui, compulsant déjà des catalogues de décoration d’intérieur, persuadée que la somptueuse demeure du dix-huitième siècle lui appartenait déjà. Ils s’étaient arrangés pour passer par un courtier externe, évitant ainsi d’avoir affaire à moi durant les visites préliminaires.

Une confrontation glaciale sous les dorures du salon

Lorsque j’ai poussé la porte, le tintement délicat de mes talons a immédiatement attiré leur attention. Julien a levé les yeux, un sourire condescendant prêt à être servi à l’agent immobilier qui allait officialiser son triomphe. Mais en une fraction de seconde, son visage s’est décomposé, virant d’un teint rosé à une pâleur spectrale. Ses yeux se sont écarquillés d’effroi et d’incompréhension, comme s’il venait d’apercevoir un fantôme surgi d’un cauchemar oublié.

« Bonjour Julien. C’est toujours un plaisir de revoir de vieilles connaissances dans des circonstances aussi formelles. »

Audrey a levé la tête, interloquée par ce ton familier, jetant un regard interrogateur à son mari qui restait muet comme une carpe. Elle m’a toisée de la tête aux pieds, un brin agacée par mon assurance tranquille. Julien a tenté d’articuler une phrase, les cordes vocales serrées par une panique palpable : « Claire ? Qu’est-ce que tu fais ici ? C’est une plaisanterie de mauvais goût ? » Il croyait sans doute que j’étais une simple assistante chargée de poser des tasses de café avant l’arrivée du véritable patron.

Je me suis assise avec grâce à l’autre bout de la table, posant mes mains manucurées sur le dossier relié de cuir. J’ai pris le contrat préliminaire préparé par son notaire, l’ai feuilleté d’un œil distrait, puis j’ai relevé mon regard vers le couple. Le silence pesait lourdement dans la pièce, seulement troublé par le souffle saccadé de Julien qui commençait à réaliser le piège émotionnel dans lequel il venait de se jeter tout seul.

« Offre intéressante, Julien. Un montant tout à fait honorable pour cette propriété. Cependant, le propriétaire a accepté une proposition nettement plus avantageuse ce matin même. »

L’onde de choc a été immédiate. Audrey a sursauté, frappant la table de son sac à main de créateur. Elle a braqué son regard furieux sur Julien, exigeant des explications immédiates sur cette promesse d’exclusivité qu’il lui avait vendue depuis trois semaines. Julien a balbutié, son assurance s’effritant à vue d’œil sous le poids du ridicule.

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